Un dimanche pas comme les autres 2

Prochains ateliers Partages d’écriture

St Mathieu

Vendredi 14 septembre de 18h à 20h

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à Rochechouart   

Samedi 8 septembre de 9h45 à 11h45

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Sans « R »

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Sans air, pas d’enfance

Sans R, pas de meRci

Sans R, pas d’offense,… merci !

Sans cet air offert, pas de sursis

Sans en avoir l’air

Tu as fait éveil à la Vie

Ambre

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Mon ami,

Je t’envoie cette petite note, je l’ai faite il y a longtemps et n’ai pas eu le goût de te l’envoyer. Aussi, il est temps. Je ne t’ai pas dit le petit mot magique qui bien souvent nous manque. Il faut que tu pardonnes ma timidité qui peut passer pour de l’indifférence avec le temps. Chacune de nos actions a une conséquence et quand elle est bienveillante elle doit être mise en avant.

Nicole

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A toi, A lui, A elle, A eux, A moi,

Enfance éloignée, je ne peux pas m’exp*imer compte tenu de la consigne, sans (R), elle a dit Ma*ie. Comment veux-tu que je fasse, l’ai* de *ien, l’ai* de tout, tu es pa*tie, mais toujou*s  là, donc je *eme*cie, mes aïeuls, mes ascendants, mes tontons, mes tatas, mes cousines, mes cousins, tous sans (R) sans *i*e avec le sou*i*e .

Traduction

A toi, A lui, A elle, A eux, A moi,

Enfance éloignée, je ne peux pas m’exprimer compte tenu de la consigne, sans (R), elle a dit Marie. Comment veux-tu que je fasse, l’air de rien, l’air de tout, tu es partie, mais toujours là, donc je remercie, mes aïeuls, mes ascendants, mes tontons, mes tatas, mes cousines, mes cousins, tous sans (R) sans rire avec le sourire .

Claudie

*

Je me souviens… de rien, j’ai le cerveau en vrac, trop de travail, trop de pression, juste besoin de farniente. A trop l’utiliser, un cerveau ne peut-il pas s’épuiser ? Je dois absolument détendre mon corps pour le repos de ma cervelle.

Nicole

*

Je me souviens

*

« Je me souviens… », cela me retient

Combien cela m’a heurté, ce tendre été

Combien cela m’a éclairé, ce coup de lune…

Ambre

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Je me souviens de l’amour de ma mère, femme lumineuse

Je me souviens de cette nuit lumineuse pleine d’amour

Je me souviens d’un amour vache, d’une lumineuse lâcheté !

Claudie

*

Je me souviens d’un tiède été, d’une rengaine affolante et fade, d’un wagon de bonnes intentions, d’une tentation non identifiée. Je me souviens du charme d’un chêne, d’un soleil écrasant, d’une guêpe sur mon pied. Je me souviens des pâquerettes en guirlandes dans des prés d’un vert écoeurant. Je me souviens de l’eau qui chantait doucement et des petites mains qui se tendaient vers elle. Je me souviens d’une cornette, d’un sourire effacé, d’un passé tronqué, d’une enfance mensongère. Je me souviens pour mieux oublier

Marie

 

*

Variations

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Si tu viens, ne compte pas sur moi, même pas en rêve. Je sais que la perfection n’existe pas mais la bêtise a des limites.

Si tu viens ne réveille pas le chien qui ronfle car il rêve de la perfection canine.  

Si tu viens la perfection serait que tu apportes le repas mais cela je pense est vraiment un rêve.  

Rêver de la perfection ne mène à rien, surtout si tu reviens.

Dominique

*

J’imagine le misogyne naturiste, racontant des idioties en remettant son caleçon plein de charme et faisant des volutes avec ses orteils.

En jouant du xylophone avec ses orteils, dans le jardin, le misogyne prit un coup de soleil mémorable et eut beaucoup de mal à se rassembler.

Le misogyne pestant et râlant dans son jardin contre sa femme Simone, évidemment, privilégiait les volutes faites par l’ombre des feuilles des arbres pour éviter un coup de soleil. Il se prit les orteils dans une racine, s’affala sur le xylophone, et que faisait-il là, celui là ? Seule Simone le savait ! Il mit un temps fou à se rassembler pendant que son épouse en observation depuis la véranda se dit : « Mmm ! beau brouillon, pour l’action à venir ! »

Claudie

 

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Habitat participatif

Parce que je m’ intéresse de près à l’habitat participatif et à ce projet en particulier je vous propose une info à partager

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Portes ouvertes le 1er septembre

Le Croiset à Vaulry 87140

dans les Monts de Blond 

lecroiset.com

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Allez voir sur le site, faites-vous une idée et si vous désirez en savoir plus inscrivez-vous pour cette journée d’information où je vous retrouverai avec plaisir 

Je peux relayer votre inscription  

plumesdelaisne@gmail.com

ou vous pouvez contacter directement Antoinette ou Pierre 

lecroisetvaulry@gmail.com

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Au programme* de cette journée d’information

Prise de connaissance globale du projet, de ses atouts et de ses difficultés éventuelles

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9h Accueil

Visite des bâtiments

Valeurs, projets de vie et d’activité

Questions/réponses

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Vers 12h30 Repas auberge espagnole, apéro offert

Faisabilité financière des logements, simulation 

Fonctionnement de la SAS coopérative et divers aspects de l’habitat participatif  

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Fin vers 18 h Repas partagé pour ceux qui le souhaitent

* programme complet par mail sur demande 

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Et parce que c’est un sujet qui demande réflexion, cheminement, connaissances, nous avons programmé la visite de différents habitats participatifs, en projets ou déjà existants, entre autre 

chataigneraielimousine.fr

page Facebook dédiée

éco hameau

http://www.hameaulesages.net

Pour plus de renseignements, pour faire le point,  n’hésitez pas à me contacter plumesdelaisne@gmail.com

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Lettre à un.e ami.e

Quelques mots imposés ne changent rien à l’affaire, chacun y va de sa petite ou grande histoire

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Cher ami,

Suite à ta visite, maintenant, je ne m’en remets pas. Quelle surprise ! Je pensais que tu avais pris un coup de vieux, mais en fait, ce n’est pas le cas. Je vais m’exprimer en des termes chaleureux, car ce fut un réel plaisir, curieux toutefois, vu ton changement de look. Je suis étonné et cela ne m’empêche pas de te remercier pour le plaisir que tu m’as fait par cette présence entreprenante, pleine de constellations en tout genre. Je ne sais pas quel avenir nous réserve une éventuelle association dans l’astrologie, mais j’y vois un truc, qui n’est pas en plumes toutefois. L’avenir est dans les astres mais je crains le désastre, et te remercie, muet d’étonnement, que tu ais pu penser à moi compte tenu de nos années d’éloignement, bénéfiques, certes, puisque nous permettant cette rencontre géniale, mais ô combien scabreuse sur le fond. J’ai peur qu’un jour nous soyons dans l’obligation d’appeler « au secours » pour nous sortir de ce puits sans fond ! Mais, bon comme tu as toujours été dans le vent, je te remercie une nouvelle fois et je nous souhaite bon vent !

Claudie

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Chère amie,

Je vous écris aujourd’hui, maintenant, tout de suite, car je ne peux attendre plus longtemps ! Hier, nous nous sommes vus au parc et s’exprimaient, autour de nous, les chants des oiseaux tels les chants de nos cœurs ! Ô douce amie, comme il fut tendre ce doigt que vous mîtes, curieux, dans le trou de mon oreille. Vous cherchiez à chasser un moustique imprudent et mon corps a frémi de vous sentir si proche !

Fatigué de vous perdre ces quelques heures de la nuit, je saute dès la première heure sur ma plume et mon papier pour vous écrire. Comment vous remercier d’être aussi charmante, constellation d’intelligence et douceur !?

Nous allons nous revoir dès cet après-midi ; ce truc incroyable doit nous être présenté. Nous nous rendrons au jardin d’acclimatation, vous m’avez dit quatre heures, je bouts déjà d’impatience de vous retrouver ! Qu’allons-nous y découvrir, de muet ou bruyant, mobile ou immobile ? Les progrès de la technique ne cessent de m’étonner ; mais vous, ma Chère, ma très Chère, géniale et discrète, m’étonnez plus encore ! Vous avez dégoté cette visite improbable et chacun de nos rendez-vous est une nouvelle exploration, une nouvelle fête !

Appelez-moi, et j’accours ! Ah, merci, ma si chère, merci d’être aussi extraordinaire !

J’oubliais, ne pensez-vous pas que le vent risque déranger notre parcours ? Vous êtes si légère, iI est si fort aujourd’hui ! J’ai si peur de vous perdre.

Ah, ma Douce, ma Tendre, puisse le temps passer vite jusqu’à vous. J’ose, de ma plume, poser un baiser sur votre jolie joue !

Marianne

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A toi,

Merci, merci à la vie, maintenant ou plus tard, peu importe, le merci est total et complet, elle est là, on ne sait où ni comment, elle s’exprime de toutes les façons, elle  nous bouscule, nous envahit, semble nous abandonner parfois, elle s’impose, de toute les façons, elle gratte, démange, blesse, jette à terre, elle confuse souvent, perd le bon sens, elle lance à tire-larigot des obscénités envahissantes, elle fatigue, broie ou caresse dans le sens du poil, elle s’emporte dans d’envahissantes montagnes russes ou elle freine brutalement, nous faisant voir 1000 étoiles en constellations douloureuses, nous laissant courbaturés et sanguinolents, sur les bords de trucs innommables et innomés et puis elle se reprend, comme pour s’excuser, comme pour nous dire, tu vois, je te l’avais dit de faire attention à moi, à toi, à tout, de ne pas rester muette devant ce qui arrive, de te remuer le cul et les neurones, je te l’avais dit de regarder le dragon en face plutôt que de te laisser honteusement bruler le dos en imaginant que cette chaleur géniale qui te grille les poils est un bienfait. Alors, t’as compris maintenant ou je dois en rajouter ? Voilà la vie, elle t’appelle, t’interpelle, te démolit à coup de pelle et tout à coup se rappelle à ton bon souvenir en distribuant des sucreries inattendues qui risquent de disparaître au premier coup de vent. Voilà ce que je voulais te dire, fais-en ce que tu veux.

PS Si tu n’as pas changé d’avis, le fusil est dans le placard de gauche. Il y a aussi une corde solide à la cave.

Marie

 

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Un dimanche pas comme les autres

Abécédaire de l’été

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Amour en arc-en-ciel

Bain d’ondes tièdes

Couleurs en reflets

Danse de Volutes

Espiègle été…

Farandole fleurie

Ambre

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Aujourd’hui, pour la première fois, je suis allée chez Fabienne. Elle a prévu de nous rassembler chez elle, en petit comité pas misogyne, les orteils à l’air. On aurait préféré jacasser dans son jardin au mépris des coups de soleil, mais le ciel en a décidé autrement. J’aurais pu aller barboter à la piscine avec mon fils au son du xylophone, ou prendre le café chez ma voisine sous les volutes de la glycine mais le plaisir de se retrouver pour un atelier d’écriture l’a emporté.

Nicole

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« Aujourd’hui pour la première fois… » le coup de soleil sur l’orteil du xylophone misogyne a fait des volutes. Au jardin, un peu brouillon, ses reflets espiègles se sont mirés en farandole d’ondes… enfin rassemblés.

Ambre

*

Aujourd’hui, pour la première fois, l’orfèvre en xylophone a décidé de ne pas prendre de coups de soleil. Dès le petit matin il prépare sa volute bassine dans le jardin (bien qu’ayant longtemps hésité avec la timbale) et la remplit d’eau. Tout cela semble un peu misogyne mais il est déterminé à continuer dans ce wagon de la bêtise car son intention est de ne tremper qu’un orteil.

Dominique 

*

Aujourd’hui, pour la première fois, c’est un brouillon qui me vient à l’esprit. A force de lire ce kaléidoscope de mots hauts en couleurs je finissais par ne plus être capable de condenser mes pensées sans nasiller, mon esprit heurtait les parois heureusement en soie de mon cerveau et je devenais de plus en plus misogyne. Aujourd’hui est un autre jour, le premier de ma nouvelle vie dit-on, des volutes s’élèvent dans le ciel et mon crayon les suit, dessinant paresseusement ce qui, un jour, deviendra peut-être une réalité. Un jardin se crée peu à peu, rassemblant tout ce qui m’a fait, me fait et me fera, des orteils au sommet du crâne et je sens un coup de soleil illuminer mon corps entier d’une chaleur bienfaisante. Je me sens devenir xylophone et le brouillon peu à peu prend forme.

Marie

***

*

 

Un petit goût de Paradis toute la journée !

*

Parsemer pour s’élever et s’envoler

Accrocher un rêve, le suivre et s’y concentrer

Récolter pour mieux semer, germer

Appliquer ses quatre volontés, désirer

Danser pour se libérer,

Insister quand juste est notre cause,

Souscrire une place pour s’y reposer.

Marina

*

Père, êtes-vous aux cieux ? Pas à pas

Amen ! Avançons

Requiem ! Rare seront les faux pas

Assez de ce temps Alléluia !

Dansez maintenant Dynamisons

Imaginons, rions, chantons, Inventons

Salutations Soyons !

Claudie

*

Partir ou rejoindre, qui sait ?

Arracher ou arriver, qui sait ?

Regret ou réjouissance, qui sait ?

Âme toujours en Amour, je sais

Dattes en poche, je sais

Ici et ailleurs, j’irai

Souriante … et gaie

Ambre

*

P comme partir un jour

A comme ange espiègle

R comme rire à en mourir

A comme « Alors tu viens ? »

D comme dommage, j’avais encore quelque chose à dire

I comme instance divine

S comme « si ça se trouve, c’est ici ! »

Nicole

*

Peut-être oui, peut-être non

Accroche une larme aux nuages, pour qu’elle me vienne au paradis

Retour de là-bas on ne l’a jamais vu.

L’aurore est-elle synonyme de paradis ?

Descente au paradis, pourquoi pas ?

Intimidé par ce que représente le paradis.  

Savoir que le paradis n’est pas le même pour tout le monde.

Dominique 

*

Pourquoi pas ?

Atterrissage en catastrophe

Rarement retrouvé

Avec amour

Drôle de départ

Ivresse de l’inconnu

Socialement surestimé

Nicole

*

Le paradis ne manque pas de charme 

*

Chaleur Concassés 

Humeur Hachés

Angélique Arbres

Rythmique Rectifiés

Merveille de Malheur des forestiers

l’Eveil Eclatés (Exorcisés)

Claudie

 *

Spécial dédicace

*

Bref séjour mais si intense

Réel plaisir, comme une danse

Énergie, joie et partages

Tout dans nos mains et tous les âges

Avec sourires, rires et pleurs

Grands moments, grands bonheurs

Noël au printemps, c’était habile

Evidemment, merci M…

Marie 

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The Guildhall Ensemble

Cantique présente un concert avec

The GUILDHALL ENSEMBLE

 

Instruments à vent 

Musique classique et populaire sous la direction de

 Alison TEALE

membre de l’Orchestre Symphonique de la BBC

*

Eglise St Paul à Champagnac la Rivière

Samedi 7 juillet à 17h

Suivi du verre de l’amitié

Participation libre

 

 

 

 

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Aliénor et Fred

La compagnie Alfred vous invite à son premier spectacle de 2018

Melinda Mullins & John Lowings

dans

Aliénor et Fred

Mise en scène de Joshua Bryant

à

L’église Saint-Étienne de Lageyrat

Commune de Châlus

Le 17 juin

17h précises

ENTRÉE LIBRE

Participation au chapeau

Un pourcentage du chapeau est

réservé à une association pour la protection de la nature

 

                                                                         *                                                                                                          

 Régie et son : Marie-Madeleine Montebran

Costume d’Aliénor : Vendetta Couture

Musique : Lewis A. Kocher et Em Bryant

*

Pour plus d’infos

alienoretfred.com

06 29 96 70 85

*

              

                          « Il n’y aura pas d’autre Aliénor possible. »           « BRAVISSIMO !!! »

                                                                              « MAGNIFIQUES ! vous étiez Magnifiques !!! »

« Une interprétation très réussie et pleine de touches d’humour ! »

*

Toutes les dates

Le château de Bonneval le 24 juin 18h        

La chapelle de ND du Pont, St. Junien  7 & 8 juillet  18h

L’église de Pluviers  29 juillet 18h

Abbaye de la Réau 10 & 11 août 13h et 16h

L’église de Maisonnais sur Tardoire  19 août  18h

L’église de Biennac (commune de Rochechouart) 26 août  18h

 

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Voyage à l’année

Partir en voyage….

C’ est comme nager la tête dans les nuages .

Sauter à pieds joints….
C’ est comme découvrir l ‘ Amérique .

Les alouettes s ‘ envolent…

Le chien se lâche sur le vélo .

Hardi petit gars !

Pirouette , cacahuette !

Les endives pointent !

 Les vents hurlent….

Lisa

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 « Si j’avais su… »

Si j’avais su ronfler à la sieste, je n’aurais pas eu à dépoussiérer ces meubles ; j’aurais dégusté un moelleux au chocolat en gobant tes bêtises.

Si j’avais su grimper aux arbres, je n’aurais pas eu à apprendre la clarinette ; j’aurais peint le portail en rose en admirant tes œuvres d’art.

Si j’avais su plier mon linge de bon matin, tu n’aurais pas eu à péter dans la soie ; j’aurais croqué mon chocolat noir et tu serais allé te faire cuire un œuf !

Si j’avais su cultiver mon jardin, je n’aurais pas eu à me tourner les pouces ; j’aurais gardé les yeux en l’air pendant que tu aurais regardé l’herbe pousser.

Si j’avais su renifler le parfum dans ton cou, tu n’aurais pas eu à t’éloigner sans te retourner ; nous serions partis en voyage pour escalader l’Everest ou découvrir l’Amérique.

Si j’avais su que c’était comme tu voulais, j’aurais fait comme j’aurais pu, comme j’aurais voulu, comme j’aurais dû !

Marianne

*

Derrière ces barreaux qui deviennent grillage, le regard de la femme « enburkinée » (ou la femme burka) cherchait la sortie, elle voyait ce lieu en recto-verso, et le tourbillon rose du cœur à cœur qu’elle avait eu avec Lily quand celle-ci lui avait raconté l’histoire du croquemitaine qui adorait mettre une cerise au fond de son verre de grenadine. Et maintenant, que faire avec ces boutiques de robes en tissu imprimé « flowers » pied de poule, elle avait envie de vêtements multicolores, à quand le changement ? Lily avait un accroche cœur, dans un cercle qui attachait son cache cœur, elle avait choisi en plongeant ses doigts dans un tiroir rempli de boutons. Derrière ces barreaux, la femme prison entendait le grelin-grelin du tri, le jeu des mains, libres, elle qui ne l’était pas, et elle prédit à ce moment là que ce serait « la guerre des boutons ! »

Claudie

*

Un jour, comme ça, sans réfléchir, je décidais de partir.

Cette importante décision prise, le voyage n’étant pas mon fort, je calculais longtemps quelle pourrait être ma destination. J’accordais alors ma tactique favorite de « laisse donc le hasard décider pour toi ».

Sur un papier blanc, je consignais dans un premier temps les différentes catégories de lieux possibles : ville, campagne, montagne, mer, désert, savane, etc.

Sur une autre feuille, bleue celle-ci, j’énumérais les pays dont je savais écrire le nom : Espagne, Islande, Tasmanie, Angleterre, etc, etc. La feuille n’étant pas assez grande, j’en prenais une deuxième puis une troisième. J’éliminais le Mozambique – qui pourtant me tentait bien – mais dont je n’ai jamais retenu l’orthographe.

J’établissais enfin, sur une page rose, les différents moyens de transport : avion, voiture, bateau, vélo, cheval, pédibus, train,  etc, etc, etc. Une petite feuille suffit pour cette liste-là.

J’entrepris alors de découper chacun des mots écrits pour en faire des étiquettes qui emplirent bientôt la table de la cuisine, le dessus du buffet et le couvercle de la cuisinière.

Deux longues heures s’étaient écoulées, le grand moment arrivait : tirer au hasard un seul petit bout de papier dans chacun de ces trois tas.

C’est alors que ma mère entra, sans sonner, évidemment, comme à son habitude, et en faisant claquer brusquement la porte d’entrée derrière son passage, genre bourrasque ! D’un seul coup, le courant d’air éparpilla la moitié de mes étiquettes de tous côtés et la fenêtre ouverte aspira l’autre.

–  Dis-donc, fifille, je pars trois jours sur l’île de Vassivière ! Tu viendrais avec moi ?!

Ah, c’est vrai, j’avais complètement oublié d’écrire l’île de Vassivière sur ma liste ! Quelle idiote ! Heureusement, maman est arrivée !

Nous partons demain. Fera-t-il froid ? Fera-t-il chaud ? Quels habits vais-je mettre dans ma valise ?…

Marianne

 

 

Dans la pièce « d’avant garage » c’est un joyeux capharnaüm, désordre, dépotoir, mais attention un dépotoir lumineux, propre, coquet, sur la gauche les plantes vertes côtoient « tout l’univers », cette fameuse collection de livres rouges qui ne servent plus qu’à se re-hausser en cas de manque de centimètres pour changer l’ampoule du plafonnier ou qui sert de presse papiers quand une photo est gondolée. Il y a là le secrétaire précieux en bois de rose et plateau en marbre gris qui stocke des photos anciennes et il snobe le petit bureau d’écolière avec encrier d’origine s’il vous plaît, c’est lui qui se souvient des confidences aigres douces du temps du dur labeur des devoirs ; dessus, posé négligemment, le sac « vintage » qui protège un tricot commencé, jamais fini et qui n’attend peut-être que des boutons. La pendule qui ressemble à une comtoise mais non, mais non, c’est un mélange, le bas est droit raide, sec, le haut vitré sur trois faces encadrant… le cadran… surmonté d’un coq en cuivre du plus bel effet, il y a une mini table moderne ovale avec pieds réglables, pour la pose des bocaux vides et bien proprets arrivés de la cuisine, sous celle-ci, il y a, pêle mêle, des petits contenants qui ont récoltés des graines en tout genre, des tube de peinture, une toile pour faire une œuvre d’art… à venir…

Claudie

*

Rose était dans sa cuisine et observait l’araignée du matin qui tissait sa toile sur le vasistas multicolore, elle se servit une grenadine pour accompagner sa contemplation. Monsieur le curé qui portait un chapeau rond breton couleur grenadine, alla voir mademoiselle Rose pour lui proposer de nettoyer les vitraux de l’église, celle-ci, hilare en voyant le chapeau de monsieur le curé, ne put donner suite à cette proposition, celui-ci très vexé tourna les talon en maugréant : « Quelle diablesse !! Nom de Dieu !! » et rentra dans la cuisine du presbytère ; la porte claqua, le lustre tomba, le prêtre s’écroula.. sur son sofa.

Claudie

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