Ça ne s’arrange pas

Les prochains Partages d’écriture

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St Mathieu

vendredi 13 avril de 18h à 20h

avec Culture en Tête

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Rochechouart

samedi 14 avril de 9h45 à 11h45 

à la médiathèque

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Réservation obligatoire

plumesdelaisne@gmail.com

06 84 24 16 87 

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Cadavres exquis à foison

L’une écrit un début,

sans connaître le début l’autre écrit la fin 

*

Ouvrir un paquet cadeau c’est comme rire à gorge déployée.

Perdre son temps c’est comme jouer de la clarinette.

Admirer une œuvre d’art c’est comme se tourner les pouces.

Ronfler à la sieste c’est comme la tête à Toto.

Grimper aux arbres c’est comme escalader l’Everest.

Partir en voyage c’est comme garder la tête dans les nuages.

Croquer dans le chocolat noir c’est comme rester le nez en l’air.

Marcher les pieds dans l’eau

c’est comme aller se faire cuire un œuf.

Regarder l’herbe pousser c’est comme regarder une étoile.

Tirer des plans sur la comète c’est comme s’éloigner sans se retourner.

En lever la poussière des meubles

c’est comme peindre un portail en rose.

Renifler le parfum dans ton cou c’est comme pisser dans un violon.

Sauter à pieds joints c’est comme découvrir l’Amérique.

Plier son linge de bon matin c’est comme un soleil d’hiver.

Déguster un moelleux au chocolat c’est comme rager derrière une fenêtre.

Cultiver son jardin c’est comme on veut, quand on veut.

Gober des bêtises c’est comme une pâte à pain qui gonfle.

Lever le nez en l’air c’est comme retourner en enfance.

Déjeuner sur l’herbe c’est comme péter dans la soie.

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Oui, je sais…

La lampe à huile va à Noirmoutier pour faire flotter la chemise sur la marmite.

Le loup édenté a oublié sa semelle dans la besace du poisson.

Lâcher les mots , leur laisser la bride sur le coup de blues et en mettre un coup de collier.

Le chat affiche un camion bleu.

Les loups beiges ratissent les jardins absolus.

Les endives pointent et les vents hurlent.

Pirouette, cacahuète.

Le printemps est là, les casseroles aussi !

Elle tricote des pulls pour manger des biscottes. La lune passe en revue les chats de gouttière.

***

Avec la très aimable participation de Claudie, Lisa, Marie-Catherine, Nicole, Fabienne, Marie-Madeleine, Marianne, Marie à St Mathieu

***

Précision importante, ce ne sont pas des Cadavres exquis. Chaque phrase a été écrite par une seule et même personne. Il n’est pas précisé dans l’histoire quelles ont été les boissons servies  

 

 

 

 

 

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En mars on se déchaîne !

Suzanne habitait au premier étage d’un immeuble en plein centre-ville, appartement de gauche. Elle avait vécu la plus longue partie de sa vie dans une grande ferme et accouché de six enfants. Ils ne venaient jamais la voir mais elle ne s’en souciait guère : elle leur avait donné suffisamment de son temps, s’ils ne voulaient pas la voir, libre à eux, qu’ils aillent au diable à présent !

Pour ne pas oublier la terre, et parce que la terre ne l’oubliait jamais, elle semait, dans les parterres de l’immeuble, des radis ou autres petites graines chapardées çà-et-là.

Pas de temps consacré au ménage, l’appartement était un incroyable fouillis, pas un recoin sans magazine périmé, vieilles boites vides, linge propre ou sale accroché au gré de quelque meuble passant par là, et évier plein de vaisselle à nettoyer. Une petite odeur de moisi régnait partout, surtout à la saison la plus froide où les fenêtres devaient rester fermées bien plus souvent que Suzanne ne pouvait supporter.

La vieille dame ne s’ennuyait jamais, toujours occupée à lire, à regarder la télé et à marcher, toujours marcher, pour aller où elle avait besoin, entre le cimetière et les courses, et où bon lui semblait.

Son appartement était si petit qu’elle avait dû renoncer à prendre ses chiens, ses chats, les dernières poules  et l’âne de la ferme. Sa seule compagnie animale se cantonnait à la présence bruyante de deux perruches un peu déplumées.

Il était 13h, pas  le temps de traîner ! Le repas était terminé, la boite de petits pois resterait ouverte sur l’évier, la poêle, hop ! jetée dans la bassine, et vas-y que je te pousse l’assiette graisseuse au bout de la table, que je te gicle les couverts sales, 13h, il était 13h, plus rien d’autre n’avait d’importance, la partie allait commencer !

Dans leur cage dorée, les deux perruches cassaient la croûte en balançant nerveusement leur bec d’un côté et de l’autre, aspergeant les graines de tournesol sur le vieux linoléum râpé déjà bien encombré de moutons et poussières de toutes sortes.

Suzanne extirpa le dernier magazine télé coincé dans le tas de linge à laver. Elle l’ouvrit prestement à la page de son jeu télévisé. Le poste lançait « Il est 13h ! Mesdames et Messieurs, chers téléspectateurs, tenez-vous prêts ! Stylo ! Journal ! Attention, je vais donner le départ, à vous de cocher les bonnes réponses ! »

Le stylo ! Zut, la vieille dame l’avait vu ce matin en cherchant autre chose ! Sous le carton des patates ? Entre les verres ? Ah, le voilà, il s’était caché dans la poche du manteau gisant sur le paillasson près de la porte d’entrée, revenu de sa mission « cocher les choses achetées sur la liste des courses », liste que Suzanne avait d’ailleurs perdue entre la pharmacie et l’épicerie !

«  Attention, tout le monde est prêt, le top départ va sonner ! Trop tard pour les étourdis et les trainards, voici un jeu seulement pour les veinards ! »

En apnée, le crayon prêt à faire feu, Suzanne fixait la télé:

« S’ils pensent que je m’ennuie, mes petits chéris, mes six mignons, comme ils rêvent !!! »

La vieille dame absorbait l’animateur de tous ses yeux arrondis. La première question fut facile, c’était toujours comme ça, ils voulaient encourager le public, faire croire au plus idiot qu’il était un super-crac !

«  Et voilà, la partie d’aujourd’hui est terminée ! Il est 13h29, vous avez 31 minutes pour poster vos réponses dans la boite règlementaire la plus proche de chez vous ! Je vous rappelle qu’après 14h précises, les courriers ne seront plus valables ; pressez-vous ! »

Il était 13h30, Suzanne, sur le palier, avait déjà enfilé son manteau et fermait sa porte d’entrée pour sortir en vitesse.

Antoine vivait dans le même immeuble que Suzanne, au premier étage, appartement de droite. Il avait un train à faire à 14h15. Il avait eu largement le temps pour ranger impeccablement la cuisine, passer un coup de serpillère, arroser le ficus magnifica et distribuer quelques flocons de crevettes séchées à son vieux poisson rouge. Sur le palier, 13h30 pétantes, il tournait la clé de son entrée en même temps que la voisine, cette vieille femme fantasque à qui il ne parlait que très rarement.

– Bonjour M. Antoine, bougonna-t-elle d’un air pressé.

– Bonjour Suzanne ! Vous semblez bien pressée pour une personne à la retraite comme vous ! C’est pourtant moi qui prends le train ! Ah ! Ah ! Ah ! ricana-t-il du petit rire sec qui accompagnait invariablement sa blague favorite !

– Je cours à la boite du jeu de 13h !

– Vous croyez à ces trucs !? Vous savez bien que c’est une vaste fumisterie ! Que du vent !

– Pas du tout M. Antoine ! Pas du vent du tout ! Ils ont même planté une boite règlementaire au coin de la rue du stade, c’est la preuve, non !

– C’est la preuve que vous vous faites avoir, ma pauvre Suzanne, comme des millions de gens chaque lundi !

Le cheminot n’avait pas le temps pour bavarder avec sa voisine et, heureusement, elle semblait encore plus pressée que lui. De toute façon, il n’appréciait guère cette vieille dont l’appartement était un véritable capharnaüm ! En plus, un jour, la raque, elle avait eu le culot de se moquer de son intérieur, elle qui vivait dans quelque chose proche du dépôt d’ordure !

– Vous habitez un appartement modèle prêt pour l’exposition des arts ménagers à la prochaine foire de Paris ! qu’elle avait ricané la seule fois où il l’avait invitée chez lui pour faire connaissance en buvant un thé au jasmin.

Ils s’avançaient l’un derrière l’autre pour descendre l’escalier jusqu’à la porte de la rue.

– Ils font ça pour récolter les timbres sur les milliers de réponses que les milliers de gens crédules comme vous collent sur l’enveloppe, sans se poser de questions !

– Au moins, ça fait vendre des timbres à la poste !

Suzanne n’aimait pas vraiment ce bonhomme avec ses airs de raisonneur à quatre sous ! Chaque fois qu’elle voyait sa trogne, elle ne pouvait s’empêcher de penser à la moumoutte rose-bonbon sur le couvercle de ses waters qu’elle avait découvert le jour où il l’avait invitée à boire son eau chaude pisseuse au gout affreux. Ridicule, rose-bonbon, pour un homme ! Et même pas fichu d’offrir un petit verre de whisky à sa voisine !

Marianne

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Si j’avais su….

Si j’avais su, j’aurais oublié tout mon passé, je serais passée par-dessus le parapet, je l’aurais embrassée avant qu’elle ne parte et je lui aurais dit : « Je t’aime »

Si j’avais su, j’aurais pété dans la soie, pissé dans un violon, marché les pieds dans l’eau avant d’aller me faire cuire un œuf et cultiver mon jardin

Si j’avais su, j’aurais pas fait si, mais j’aurais fait ça

Claudie

*

Au soleil LEVANT, SAINTE-MARGUERITE et SAINT-HONORAT s’embarquèrent pour LES CALANQUES, ils virent PORQUEROLLES et se souvinrent d’HYERES, elles étaient BATZ ces îles. Ils avaient fait des bouquets de MOLENE. Elle, elle portait sur son SEIN des YEU de Ré et pensait à son AIX. Ils étaient partis sans dire au revoir au MAIRE mais sur une musique de JARRE. Pour éviter que ça se CORSE, il BREHAT jusqu’à OLERON. Elle lui dit « OUESSANT ? » « près de BELLE ILE EN MER » « Non, lui répondit-elle, je ne veux pas voir ta mère ! » Il n’en GROIX pas ses oreilles et sort ses CROS, il HOEDIC  et finit dans l’HOUAT. Quelle traversée ! A l’approche de l’ARCHIPEL DE FRIOUL l’atmosphère et plus CALSERAIGNE, ils vont débarquer dans le NOIRMOUTIER et se jure de BENDOR mir, pour récupérer et reposer LERINS.

Claudie

*

Les îles françaises, tout un programme. J’en ai accostées bon nombre de la manche à l’Atlantique et bien-sûr en Méditerranée, de Bréhat aux Lerrins, j’en ai croisées tellement. La baie de Hyères, celle de Marseille : cette blancheur sur ces bleus d’eau et de ciel. Le Frioul, une évidence. Si minérale ! Rien n’y pousse, rien ne peut y vivre; si ce n’est le café restaurant du port. Frioul, on y vient pour une heure ou deux, la journée parfois. Ce port (heureusement trop petit pour les HLM de croisière…), ce port donc, il en a vu des petites embarcations à voile ou à moteur, quelques marseillais du dimanche qui viennent entre copains, en famille boire un jaune, manger une glace et qui repartent riches de ces quelques heures hors du temps, de leurs soucis quotidiens. Le seul dépaysement, les seules “vacances” pour beaucoup. Oh quelques fois, on en voit arriver en bateau, un peu plus grand, un peu plus luxueux, quelques parisiens c’est sûr ! Eux aussi restent quelques heures, ils prennent un viski, une bière ou une grosse coupe de glace !!! Et puis zou, repartis.
Parfois, certains s’aventurent sur le petit chemin à travers les rochers, à l’est, pour un pic nique, un câlin …. mais personne ne s’aventure plus loin. Et bien moi, c’est là, plus loin, que j’ai trouvé la petite excavation ( grotte serait prétentieux) où j’ai posé mon sac à dos, il y a quelques mois. De temps en temps je dois faire un tour sur le continent pour acheter de quoi me sustenter, ici pas de cocotiers généreux, pas d’arbustes aux baies succulentes …. Mais quelle beauté, ces levers, ces couchers de soleil. Cette quiétude quand, le soir, je me retrouve seul, seul maître à bord

Annick

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J’avais pris l’habitude de me chausser nu devant ma fenêtre où les promeneurs, béats, poussaient des vivats et des batz alors ! Jusqu’au jour où un tartuffe téléphona à la police et où je me retrouvais à l’ouest sans rien d’autre sur moi qu’une couverture et la groix qui ne quittait pas ma poitrine velue. Molènesté par deux de ces mastodontes que la police abrite en son sein, à sa grande honte, je fus laissé pour mort 24h au fond de ma cellule, glanant à qui mieux mieux et rêvant d’une belle île en mer, tous les sens ouatés par l’étendue de mes blessures. _ Ohé, Dic !! entendis-je soudain. On m’appelait et je n’avais d’yeux que pour ce noir moutié dans un uniforme très seyant ; sur ses lèvres un sourire doré qui me réconcilia avec cette ex-vie que j’étais pourtant décidé à abandonner.  _ Oh, toi le léron de ma nouvelle vie, deviens l’archipel où je fris, où les jours sont extases permanents, où l’if jamais ne cale, ancre bien arrimée, mer déchainées, j’arrive pour partager ta cale sereine. Ris ou pleure, bande d’or ou d’argent. Ton port qu’un rôle t’oblige à tenir, ces cros que tu montres du Levant au Lérins m’encorsent comme la marguerite que tu honoras.

Marie

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Messages codés..

Le cafard est fly toxé

La soupe est froide, et le café jaunit

Le silence est d’argent, la carte est gold

Les poireaux prennent leurs pieds

Claudie

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Vous avez dit une syllabe ?

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Dieu qu’il est beau, il a un bel œil, un beau nez, un beau teint, et un beau pied, qui n’est pas un pied bot.

Je ris de me voir dans ce cas…, beau, avec mon chien

Le chat rit, mal lui en a pris, le rat rit aussi

Do, ré, mi, fa, sol, la, si, do, haut les chœurs !

Claudie

*

Poule ou coq c’est ton choix, pour moi c’est clair : poule tu restes, coq tu prends le train. Je ne veux pas d’un mâle chez moi, qui fout le brun et ne joue pas le jeu. A la rue le coq, au loin, hors de ma vue, vas t’en !

Marie

 

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Ecrire avec Jòjò, petit Lemosin

Avec Jòjò, petit Lemosin  

je vous propose un

Partage d’écriture voyageur

autour des linogravures de Marianne Tixeuil 

Nous nous laisserons emporter et guider par un festival de mots inspirés d’une exposition haute en émotions !

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Le 9 mars, de 16h à 18h

à Compreignac

10 euros 

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Entre 8 et 12 participants

Réservation obligatoire avant le 3 mars  

plumesdelaisne@gmail.com

ou

06 84 24 16 87 

 

 

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Jòjò, petit Lemosin,

« Exposition magnifique où les gravures de Marianne Tixeuil et ses petits textes en français et en occitan nous renvoient à un passé où nos anciens parlaient patois dans notre Limousin. Beaucoup s’y retrouveront. Originalité et sensibilité pour cette exposition intergénérationnelle qui peut susciter de nombreux échanges. »

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L’exposition est à découvrir à Compreignac

Centre socio culturel jusqu’au 21 mars 

Mercredi, de 14 h-18 h            Vendredi, de 15 h-18 h

Samedi, de 9 h-12 h  

Entrée gratuite

 

 

 

 

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Les chouette hululent

Sur une idée de Marjorie,

nous sommes allées voir derrière les nuages et sous le sapin …  

*

Derrière les nuages il y a du soleil en réserve

Derrière les nuages il y a l’éclaircie

Derrière les nuages il y a la cour de récré des anges

A l’horizon il y a toi en ligne de mire

A l’horizon il y a la ligne de coeur de ta main

A l’horizon il y a ma ligne de vie sur tes mains

Au bout du monde il y a un terminus

Au bout du monde il y a une cabane

Au bout du monde il y a deux coeurs perchés

Marie-Catherine

*

Derrière les nuages, il y a ta main tendue,

Il y a ton sourire et le soleil,

Tout content de revenir !

A l’horizon, il y a notre arbre,

La forêt, cette montagne à gravir !

Au bout du monde, il y a ce chemin,

Notre maison et sa porte,

Pour ne plus revenir.

Marianne

*

Derrière les nuages, il y a le fil du temps, toi, ma mère, et ceux qui sont partis, invisibles mais pas absents

A l’horizon, il y a les couleurs, les formes, les êtres, de l’avenir, de l’espoir et un point c’est tout

Au bout du monde, il y a le commencement, il y a un je ne sais quoi, il y a le début, la fin, le début de la fin, le début de la faim

Claudie

*

Derrière les nuages il y a les anges,

ceux que l’on espère, ceux qui veillent sur nous

A l’horizon il y a le bout de la terre,

les oiseaux qui se cachent, les pensées qui s’éloignent

Au bout du monde il y a la fin, le changement, le E

Dominique

*

La vérité qui explose, la vie qui renaît, la vérité qui se pose

Le chemin qui continue, la vie qui disparaît, la vie qui se transforme

Ce que je suis et qui m’attend, les étoiles, semblables, qui scintillent, cet endroit où je suis déjà.

Marie

**

Ah les cadeaux !

*

Bien allongée dans mes draps, la tête sur l’oreiller, dans le silence de la nuit, les paupières à demi closes, je sentais l’air doux et léger par la fenêtre ouverte et j’apercevais la brillance des étoiles, en attente du lendemain qui devait me confirmer une année supplémentaire. Quel cadeau aurai-je pour cet anniversaire pas comme les autres ? Mon imagination vagabondait, comme toujours, avec ce sentiment affreux d’être abandonnée ! Quand vint le jour, quelle ne fut pas ma surprise de voir arriver mon amie Julie, avec une bouture de verveine citronnée qui remplaçait celle gelée l’hiver dernier. Ce fut une joie immense, quel beau présent, la renaissance (et pas seulement de cette plante)

Claudie

*

Un de mes plus beaux cadeaux de Noël

Quel joyeux bazar, tant de chaussures sous le sapin, une mère poule n’y trouverait pas ses poussins ! Pourtant, le Père Noël, lui, dans sa grande sagesse, a su y poser les paquets sans se tromper !

Ici un amour de nounours, une poupée à tendresse, un jeu de l’oie, un garage… chacun ouvre ses cadeaux avec force rires et cris de joie !

Au départ, je pensais recevoir moi aussi une poupée. Mon carton est énorme et tout léger. Quand je le renverse pour enlever le papier, ça fait un drôle de bruit de ferraille ! J’ouvre : une magnifique dînette métallique, avec des assiettes grandes comme ça ! Une soupière ! Une cafetière comme celle de ma grand-mère ! J’en ai toujours rêvé, pouvoir partager les recettes d’eau, de terre, d’herbe et de cailloux dans de la presque vraie vaisselle ! Une vraie maman ! Pour mes vrais enfants de caoutchouc !

Marianne

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Des haïkus fabriqués sans même s’en rendre compte !

Magie de Noël !

Les paupières demi-lune

le soleil à l’horizon

Mélancolique mais…

Claudie

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Casquette de lune

le lac au fond de la vallée

la découverte : cadeau

Nicole

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Tendresse de lune

Blanche montagne dressée

Trop plein d’oxygène

Marianne

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La lune rouge pétillant

l’orage gronde sur la mer

terrifiant ce décors

Dominique

*

Les paupières demi-lune

le soleil à l’horizon

Sereine apaisée

Claudie

*

Au ciel un hibou

Lune d’hiver endormie

Enfin le repos

Marie

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Drôles de phrases !

Mon parapluie est plein de petits poissons

qui tombent comme gouttes d’or.

Anne

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A vouloir trop rire de tout, on en oublie de rire de tout.

Noémie

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Sens sans sens : sens le… sans moi !

Marie S

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Un matin de givre, tenter de tisser avec les fils de la vierge.

Dominique

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Quand la jument eut fini de se vernir les sabots…

_ tu me prêtes ton vernis à ongles ? lui demanda la belette.

Isabelle

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Il reprit le charme du jardin défriché

Claudie

*

Une journée d’hiver froide et enseignée, mais quelle chaude après-midi.

Jeanine

 *

La table carrée tourne en rond en se massant les tempes.

Marie

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Sauter sur des choux

Lisa

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Le lieu où je me trouve ne m’appartient pas.

Jacqueline

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Le soleil, l’écriture, c’est bon pour la vie !

Corinne

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J’essaie d’écrire n’importe quoi.

Patricia

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Radiateur émouvant transpirant l’amour.

Sylvie

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La marchande de poissons vendait des proverbes thonifiants

Dominique

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Le réveil cogne ses aiguilles contre les lettres de mon crâne

Marie

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Le soleil a rencontré un zèbre et la cheminée s’est éteinte.

Marie

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C’est là que l’on s’aperçoit qu’il n’est pas si facile que ça d’écrire n’importe quoi !

Vous avez envie d’essayer ?

J’attends vos phrases sur plumesdelaisne@gmail.com

A paraître en janvier sur le blog 

 

 

 

 

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Boîte à voeux à St Mathieu

Puisez dans cette boîte à voeux écrits à St Mathieu

sûr que vous y trouverez votre bonheur*

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Sors ton cahier quand tu as du chagrin, 

les mots posés se transformeront en étoiles 

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Le vent souffle 

      en tempête la mer 

      s’agite.

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Si ton cœur murmure de tristesse, va, pars, sors de toi-même,

observe l’oiseau posé sur la branche…

*

       Tu cueilleras chaque larme de ses yeux

       et en feras un collier

       pour ne jamais oublier de la protéger. 

*

       Si un jour tu as envie de pleurer,

       laisse couler les larmes.  

       On a besoin d’eau pour faire grandir

       les plantes de la joie.

*

Ris jaune si tu veux mais ris !

*

Rentrer dans sa coquille, c’est faire l’autruche, alors fais plutôt une omelette…

*

 Si un dragon crache du feu sur toi, regarde le bien en face, il disparaîtra comme nuage effiloché

*

 Ne crains pas l’avenir,

il est écrit qu’une bonne fée se penche sur toi

*

Si tu te prends les pieds dans le tapis, opte pour le tapis volant

*

Il faut rêver sa vie pour accepter son destin 

*

1,2,3, sommeil, 1, 2,3, soleil, 

1, 2,3, tu t’émerveilles

*

Ouvre ton nez au vent, il te dira la joie de partir !

Ferme tes yeux au soleil, il te dira le bonheur de rester !

*

Ne te prends pas la tête, laisses la dans les étoiles.

*

Accroche des bretelles à tes pantalons de rêves , tu t’envoleras à grands pas sans peur de perdre les pédales

*

Regarde les yeux de ton chat, mêle tes doigts à sa fourrure profonde, il te dira la musique de ton coeur.

*

Chante aussi fort que tu peux, les dieux sont sourds!!!

*

Si tu veux que les yeux de ton amour pétillent, sers lui du vin pétillant pas de l’eau plate !!

*

laisse le vent caresser ta joue : il emportera tes larmes

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 mets un pied devant l’autre ; le chemin défile sous tes pas. Ce n’est pas pour cela que tu avances. Est-ce si grave ? … tant que tu ne recules pas….

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 inspire  – expire

Inspiration – expiration

Inspirée ou pas, relâche ton souffle et ….

expire tes sentiments

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L’impatience est mauvaise conseillère

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Mets ta main dans la main de l’arbre et partez ensemble.

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Ne pas se résigner, un jour l’embellie

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Avec la complicité de Nicole, Marie-Madeleine, Annick, Marie-Catherine, Claudie, Marianne, Dominique, Marie de St Mathieu 87

et Annick de Merlieux 02 

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* Merci Marjorie pour cette belle idée, Marjorie qui propose des ateliers « Plumes » dans l’Aisne. Programme et coordonnées  dans la rubrique « Programme2017/18 »  

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